Le grand défi climatique

 

Les Suisses s’inquiètent pour le climat, à raison. Le réchauffement climatique est une réalité incontestable et les libéraux-radicaux s’engagent pour des mesures permettant à la fois de faire face aux défis du changement climatique et pour le réduire.

Avec 0.1% des émissions mondiale de gaz à effet de serre, la Suisse ne pèse pas très lourd dans le cortège des pollueurs de la planète. Néanmoins, il importe que chaque pays s’engage à son échelle pour limiter au maximum le réchauffement climatique. Mieux : dans chaque problème se cache une opportunité. Je suis convaincu que le climat est l’occasion de renforcer la recherche et la compétitivité de la Suisse.

Je soutiens la liberté et la responsabilité individuelle. A l’inverse, je refuse toute intervention publique dont la nécessité ne serait pas démontrée et qui limiterait les libertés du citoyen. Beaucoup de manifestants pour le climat et les partis politiques qui les soutiennent exigent un changement fondamental de notre système au nom de l’environnement. Ils réclament la fin de l’économie de marché, la renonciation à la croissance économique et des mesures souvent autoritaires et anti-libérales pour atteindre les objectifs écologiques.

Je soutiens des mesures en faveur du climat et cela n’est pas nouveau. Je veux que la Suisse respecte les engagement pris et réduise ses émissions de gaz à effet de serre (GES) conformément à l’accord de Paris. Je m’engage toutefois pour une politique de croissance économique, ouverte sur le monde et respectueuse des libertés des citoyens.

Evolution des émissions de gaz à effet de serre en Suisse. Source: OFEV.


 

Pour une durabilité globale

La prospérité est nécessaire pour financer les retraites, la santé des citoyens et une qualité de vie inégalée. Les politiques de décroissance mènent à l’appauvrissement des citoyens et à la fin du succès helvétique. Sortir du réchauffement climatique nécessite aussi des moyens importants que seule une politique libérale peut offrir.

Ainsi, je promeus une durabilité globale, incompatible avec une politique de décroissance, de régulation à outrance et d’abandon de l’économie de marché.

  • La Suisse a signé l’accord de Paris et je soutiens les mesures pour respecter cet engagement : réduction des émissions de GES en 2030 au niveau de 1990 et de 70 à 85% de réduction d’ici 2050.
  • Je soutiendrai des mesures compatibles avec le maintien de la prospérité de la Suisse, de nos niveaux de salaires et du financement du système social.
  • Le changement climatique est une opportunité pour la recherche et la création de nouveaux secteurs économiques.
  • Les solutions choisies doivent en premier lieu faire appel à la responsabilité individuelle des citoyens et respecter les libertés fondamentales. Je m’opposerai aux mesures qui tendent à une forme de totalitarisme vert.

 

Source des émission de gaz à effet de serre en Suisse. Source: OFEV.

 

Des bâtiments moins polluants

Le logement est le second plus grand émetteur de GES en Suisse, avec près de 30% du total des émissions. Des améliorations sont absolument nécessaires pour que les installations de chauffage soient moins gourmandes en énergies fossiles et pour que l’isolation des bâtiments soit globalement améliorée. Dans ce sens, je soutiens plusieurs mesures fortes.

Prolonger le programme bâtiment et soutenir le chauffage renouvelable.

Lors de rénovations ou de nouvelle construction, la Confédération doit continuer à soutenir l’isolation des bâtiments pour réduire leur consommation d’énergie et l’installation de chauffage à faible émission de CO2, à l’image de la géothermie, du chauffage à pellets, ou l’énergie solaire. En la matière, les déductions fiscales en faveur des investissements écologiques sont prioritaires, parfois accompagnés de subventions.

De nombreuses municipalités ont mis en place, grâce à des partenariats publics-privé ou avec des installations publiques, des chauffages à distance qui fonctionnent avec du recyclage d’énergie ou avec des énergies renouvelables. Ces solutions sont très positives et doivent être soutenues à Berne par la simplification de la législation. Les compétences en la matière doivent être clairement établies et le chauffage à distance doit être considéré comme un équipement au sens de la loi sur l’aménagement du territoire.

-           Impliquer les métiers de la construction.

Les milieux de la construction sont les plus concernés par les questions d’émission des bâtiments. La formation professionnelle constitue un pilier pour sensibiliser et former plus de compétences dans le domaine de l’isolation des économies d’énergie.

Une politique des transports novatrices

Le transport constitue le premier poste d’émission de GES. Une révolution en la matière est difficile à mettre en œuvre, surtout dans les régions périphériques où la voiture reste incontournable. Mais des solutions sont possibles.

-           Fixer et respecter des limites d’émissions pour les véhicules

La Confédération doit prendre des mesures fermes à l’égard des importateurs pour réduire les valeurs d’émission moyenne des nouveaux véhicules importés.

-           Pour la mobilité individuelle électrique

La mobilité individuelle électrique doit s’imposer dans les prochaines années. A cette fin, le rôle des cantons et des communes est essentiel pour la mise à disposition des infrastructures nécessaires. La Confédération doit aussi proposer à long terme un modèle de financement du réseau routier qui ne s’appuie plus sur les seules taxes sur l’essence et tienne compte du transfert du mode de transport, sans réduire l’attractivité des véhicules électriques.

-           Des transports publics efficients

Les transports publics doivent être toujours encouragés. La concurrence entre les compagnies publiques doit être renforcée pour assurer toujours une grande qualité du réseau et de l’offre. De même, les offres alternatives (autocars, covoiturage, etc.) doivent être encouragées avec une législation adaptée. Les libéraux-radiaux veulent assurer les moyens pour augmenter le nombre de parking P+R en suffisance dans les gares valaisannes, pour que les trains présentent un niveau de confort et de ponctualité comparable aux autres régions et pour que toutes les villes du canton soient reliées au réseau principal. Au niveau régional, je défends la connexion de Monthey sur la ligne de chemin de fer pour un transfert des pendulaires de la route au rail.

-           Un droit du travail flexible qui permette le télétravail

Le PLR promeut un droit du travail flexible qui doit permettre une plus grande liberté des employeurs et employés dans leur organisation du travail. Le télétravail par exemple doit être pris en compte dans les modèles légaux de calcul du temps de travail pour permettre aux citoyens de renoncer facilement aux transports inutiles.

-           Une taxe sur les billets d’avions

Une taxe sur les billets d’avion est acceptable, sous certaines réserves. Son objectif est d’inciter les citoyens suisses à adopter un comportement responsable en matière de transport aérien ; la responsabilisation des individus est prioritaire.

Une taxe sur les billets d’avion doit être raisonnable, proportionnelle au vol et ses recettes doivent être réinjectées sous la forme d’une réduction fiscale équivalente. Je propose, pour soutenir le tourisme local, de réduire d’autant la TVA sur l’hôtellerie. En fin de compte, il ne doit pas s’agir d’une fiscalité cachée.

Compensation du carbone

La Suisse a intégré le système européen d’échanges de certificats d’émission de CO2. Cette mesure excellente doit être suivie d’effet et la Confédération doit s’assurer que les mesures compensatoires sont correctement prises. En particulier, les compensations à l’étranger doivent être admises si elles sont convenablement surveillées pour éviter les cas de double-compensation et autres tricheries qui détruisent le système. Au niveau local, l’initiative individuelle doit être saluée en matière de compensation carbone.

A moyen terme, le nombre d’entreprises soumises au principe de la compensation du carbone doit croître et ainsi donner un avantager concurrentiel direct à celles qui prennent des mesures en faveur du climat, dans le strict respect du principe du pollueur-payeur.

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